Alerte pervers narcissique

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« Tu vas crever ».

 

Cette phrase, vous l’entendez, sonnée. Vous peinez à comprendre ce qui est en train d’arriver. Ce n’est pas possible, c’est un cauchemar. Vous avez l’impression de sombrer dans un abîme.

Cette phrase, vous l’entendez au moment où vous vous y attendez le moins. De toute façon, cette phrase ne se prononce pas. Ce n’est pas une phrase qu’on dit.

Cette phrase, qui l’a prononcée ? Un acteur dans un thriller au moment de dégommer sa victime ?

Non.

Cette phrase, c’est votre conjoint qui la prononce.

 

Cette phrase, c’est le but ultime du pervers narcissique.

 

Revenons en arrière.

 

Qui n’a pas rêvé de rencontrer la personne idéale ? (Pour la facilité de l’écriture de cet article, j’utiliserai les mots « conjoint » et « homme », mais un pervers narcissique peut être une femme, un ami, un patron, un voisin, et votre conjoint peut-être du même sexe que vous).

Nous avons tous un idéal, une personnalité, des qualités et des défauts.

Un jour, nous rencontrons la personne parfaite pour nous. Le rêve absolu. Il nous dit tout ce qu’on rêvait d’entendre, a les qualités que l’on recherchait, et partage la même envie pour l’avenir, pour le couple. Que demander de plus ?

Au début, tout semble parfait ou presque (faut pas exagérer non plus).

Et puis petit à petit, ou de manière plus longue, les choses commencent à dévier. De petites réflexions en brimades, d’humiliations en privé, le ménage est fait autour de vous (vous vous retrouvez seule).

Vous vous surprenez à n’avoir envie de rien. Vous vous estimez heureuse parce que votre conjoint pallie à tout. Il vous rend des services, vous remplace.

Pour la faire courte, parce que c’est très difficile à expliquer, et que chaque situation est différente parce que chaque être humain est différent, le conjoint parfait est en fait un pervers narcissique qui n’a qu’un but, celui de vous détruire.

 

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Qu’est-ce qu’un pervers narcissique ?

 

Un pervers narcissique (PN), est une personne que nous pourrions de manière familière qualifier de folle. Totalement dépourvue d’empathie, d’émotion, et ne sachant pas du tout aimer, elle choisit une victime pour la détruire.

Cela lui donne un sentiment de toute-puissance et de supériorité qui lui font du bien.

Le PN est quelqu’un qui paradoxalement se sent inférieur aux autres, et voudrait posséder certaines qualités. Mais pour des raisons psychanalytiques, au lieu de les travailler sur elle-même, elle choisit de les voler à une autre personne, sa victime, la vidant peu à peu de toute substance jusqu’à la tuer littéralement. Car fréquenter un PN peut vous détruire et vous mener au suicide.

Naturellement, le transfert de qualités ne s’opèrera pas. Si vous avez un sens du contact facile, et que le PN qui vous a choisi est introverti, il ne deviendra pas à l’aise au milieu des autres et ne nouera pas des contacts facilement pour autant.

Cependant, les effets directs sont sur la victime, qui peu à peu se sent de plus en plus mal. Sans trop comprendre pourquoi. Même si son instinct essaie de l’alerter, les messages ne sont pas clairs. Et puis, on a du mal à accepter qu’un proche qu’on aime veuille nous détruire.

 

On finit par devenir parano, on doute de soi, de ses pensées, de ses capacités, puisque de toute façon, on ne fait plus rien. On a été dépossédé de nos envies, de nos rêves, de nos qualités, de ce qu’on était, de ce qui faisait notre substance.

 

On arrive un beau jour par se demander qui on est, ce que l’on aime. Parce qu’on est complétement perdu et qu’on ne sait plus effectivement ni qui on est, ni ce qui nous plaît.

 

Je ne suis pas psy, donc je ne pourrai pas vous détailler avec précision le mécanisme qui amène à ça. Je vous renvoie pour cela soit vers un spécialiste, soit vers de très bons livres qui expliquent tout en détail.

 

Est-ce de votre faute ?

 

Votre seule « faute » est de posséder les qualités que lui n’aura jamais. Vous êtes supérieure à lui, c’est comme écrit au néon sur votre tête. Il a la capacité de vous repérer des kilomètres à la ronde et son instinct de fou le rend jaloux à en crever. Vous avez ce qu’il veut, vous êtes ce qu’il veut être, donc il veut vous le voler. Et pour cela, il doit vous faire disparaître.

Donc ce n’est pas votre faute. Ne culpabilisez pas.

 

Pourquoi est-il PN ?

 

Il est né comme ça on pourrait dire. Mais il semblerait que des relations malsaines avec sa mère, si le PN est un homme, dans un climat incestuel, serait un déclencheur. Norman Bates, ça vous parle ?

Pour les origines et les causes, je préfère vous renvoyer aux textes des psy, ils en parlent mieux que moi.

 

Peut-on lutter contre un PN ?

 

Honnêtement, on peut tenter, mais la meilleure chose pour vous c’est de le fuir.

Ca peut être un challenge pour certaines personnes (ou une nécessité selon le contexte), de dominer le PN, mais à terme, vous valez mieux que de passer votre vie à combattre un fou pour rester en vie.

 

Cela dit, gardez une chose en tête : vous pouvez facilement dominer un PN en lui retournant certaines phrases et en lui montrant que ses paroles glissent sur vous, que vous n’en tenez pas compte. Décontenancé, il n’aura plus prise sur vous. Mais cela va vous demander une énergie considérable.

Vous trouverez dans ce livre une liste des phrases à avoir sous la main pour lui clouer le bec.

 

Tout le monde est-il PN ?

 

Non et heureusement. Certains sont simplement bêtes et méchants. Mais pas tout le monde est un PN.

Une liste exhaustive de caractéristiques a été établie. Vous la trouverez dans ce livre.

Si vous cochez un certain nombre de propositions, c’est qu’effectivement, il y a de grandes chances pour que la personne en question soit un PN.

 

Faut-il rester ou fuir ?

 

Fuyez !

 

Ca c’est ce que la sagesse et la logique voudrait.

 

Mais si c’était si facile que ça de fuir un PN, ça se saurait. Les raisons sont multiples :

 

  • On se sent tellement mal qu’on est plus capable de faire quoi que ce soit toute seule
  • On ne se sent pas capable de vivre sans lui
  • On n’a pas les moyens
  • On n’a plus confiance en soi donc on est convaincue que sans lui on n’est rien
  • Parfois c’est un patron alors quitter son travail…
  • Parfois il y a des enfants

 

 

Ne culpabilisez pas si vous ne trouvez pas la force de partir.

Et si vous avez autour de vous un proche victime d’un PN et qu’elle reste avec, ne la culpabilisez pas. Au contraire, soutenez-là, aidez-là.

Quand on est victime d’un PN, il faut absolument être soutenue.

Le risque est sérieux. Comme dit plus haut, cela peut conduire au suicide.

Parlez-en à des proches, un médecin, lisez des livres sur le sujet.

 

Comment s’en sortir

 

Pour se remettre, déjà il faut prendre soin de soi. De toutes les façons : physique, psychologique…

Faire du sport, des activités qui nous plaisent, des soins de beauté, se plonger dans une passion qu’on avait délaissé à cause de ce monstre, s’entourer de personnes bienveillantes…

Il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide. Que ce soit auprès de proches ou auprès d’un psy.

 

N’oubliez jamais : le fou dans l’histoire, ce n’est pas vous, c’est lui !

 

 

 

Pour en savoir plus sur les pervers narcissiques (cliquez sur les images pour accéder aux livres) :

 

 

 


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